10-11-2009
Outre le très grand succès du site www.debatidentitenationale.fr avec plus de 12 000 contributions en trois jours, c'est l'ensemble de la société qui s'est emparée du débat. Du site bancal créé par le Front National à la vacuité des propositions du Parti Socialiste, toute la classe politique y va de son commentaire. Les Jeunes Progressistes ont pris en compte les remontées de leurs militants dans les différentes fédérations. Devant un tel engouement, nous vous livrons – dès à présent - les premiers résultats de nos réflexions.
Au-delà des caricatures et des préjugés qui créent une société de conflits permanents, il est légitime de se poser la question suivante : pourquoi le désir d'identité n'est il condamnable que chez les français ? Pourquoi est il érigé en modèle lorsqu'il est incarné par Barack Obama lors de sa campagne, véritable hymne à la nation américaine ?
L'identité nationale nous rassemble. Elle créée de la cohésion là où il y a de la division.
Aujourd'hui, la France se saisie d'un débat qui est notre lien commun. S'il apparaît nécessaire de puiser les sources de notre identité au coeur de notre riche héritage historique, l'identité nationale nous permet de vivre le présent pour mieux appréhender l'avenir.
La réponse à la question : « pour vous qu'est ce qu'être français ? » passe par une nécessaire prise en compte de notre patrimoine, de nos erreurs et de fiertés nationales.
La France est une terre façonnée par un brassage des cultures de ceux qui ont combattu pour ses valeurs et son identité. Des arrières petits enfants d'esclaves antillais, des petits enfants des résistants du Vercors, des fils et filles de tirailleurs sénégalais, des jeunes militaire qui s'engagent sur nos théâtres d'opération, tous sont marqués par une communion charnelle avec leur pays.
Certains ont été traités avec mépris, d'autres sont victimes des plus inacceptables discriminations. Difficulté à trouver un emploi, impossibilité de signer un bail, refoulement à l'entrée des boites de nuits, le crie d'alarme des minorités visibles ne doit pas rester sans réponse. C'est donc au chevet de cette France qui ne s'aime pas que les Progressistes se penchent. Nous nous inscrivons loin de l'auto flagellation et de la caricature, des valeurs qui ne nous servent pas et que nous laissons bien volontiers de côté. Pour cela nous luttons pour une autre intégration. Celle du terrain et des actions concrètes qui voient le jour : label diversité donnant droit à des avantages financiers, mise en place du CV anonyme.
Dans l'intégration il y a aussi de formidables succès et nous sommes là pour les valoriser. Dans les médias, l'art, le sport, la France possède de nombreux témoins d'une intégration réussie.
L'identité nationale est une valeur commune qui dépasse les clivages droite-gauche et français -étranger. Si le 6 octobre 2001, la Marseillaise est sifflée lors du match amical France-Algérie, elle l'est aussi en 2002 lors de la finale de la Coupe de France, entre Bastia et Lorient. Il existe donc des identités locales. A nous de les respecter pour renforcer celle qui est dominante, celle qui offre une conception ouverte de l'identité. Une identité qui rime avec fierté et hospitalité.
Enfin, pour les Progressistes, l'identité nationale c'est puiser dans notre héritage pour avoir une vision d'avenir. S'aimer soit même pour mieux s'ouvrir aux autres.