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Retraites: Une réforme juste et courageuse
Posté par Progressistes
Publié le: 16-06-2010
Mise à jour: 29-06-2010
Les Progressistes et moi-même nous réjouissons de l’équilibre des mesures présentées ce matin par le Ministre des Affaires Sociales visant à consolider notre système de retraites par répartition. Cette réforme est courageuse : elle prévoit un retour à l’équilibre de notre système de retraites dès 2018. Cette réforme est juste : elle demande plus d’efforts aux Français les plus aisés et protège ceux qui ont commencé à travailler très jeune ou qui sont touchés par une invalidité. Les Progressistes espèrent qu’un consensus républicain pourra être trouvé, comme dans beaucoup de pays européens, sur ce projet majeur pour l’avenir de la protection sociale.
" Je n'ai pas fait le jeu du Front national "
Posté par Progressistes
Publié le: 09-03-2010
Mise à jour: 09-03-2010
ENTRETIEN PUBLIE DANS LE MONDE DU 07 MARS 2010 Après avoir lancé le débat controversé sur l'identité nationale, Eric Besson s'est fait plus discret. Le ministre de l'immigration, de l'intégration et de l'identité serait-il en disgrâce, obligé de se brider ? Il nie et repart à l'offensive : " C'est le tabou et non le débat qui entretient les mauvais instincts " , assure-t-il en annonçant la tenue d'un colloque le 8 avril. On ne vous entend plus. Vous êtes en quarantaine depuis le débat manqué sur l'identité nationale ? Pas du tout, j'ai participé à plusieurs réunions publiques, j'étais mercredi 3 mars en Isère, je serai mardi 9 en Alsace et en Lorraine aux côtés de Xavier Bertrand. Etant plus présent dans les réunions locales depuis quinze jours, je me suis moins exprimé au niveau national. N'avez-vous pas été muselé lors du séminaire gouvernemental du 8 février à Matignon ? Mais où avez-vous vu cela ? Les décisions arrêtées le 8 février sont en cours de mise en oeuvre, y compris dans le projet de loi que je présenterai fin mars. Le 8 avril, j'animerai un colloque intitulé " Identités nationales, identité européenne " avec des ministres et intellectuels européens. Avant l'été, un deuxième séminaire gouvernemental se tiendra pour arrêter de nouvelles mesures. Le débat sur l'identité nationale est légitime. Les Français se vivent comme des héritiers, avec une langue, des valeurs, un art de vivre, et s'interrogent sur le devenir de leur " modèle ". Il est bon qu'ils s'expriment. Nicolas Sarkozy dit que c'est en accolant les termes immigration et identité nationale qu'il a remporté la présidentielle de 2007. Du coup, on vous soupçonne de draguer les électeurs du FN...Aucun mot suspect ne peut m'être reproché. J'ai plaidé pour une République démocratique, sociale, laïque. J'ai dit que l'islam était compatible avec les valeurs de la République. J'ai répété que les musulmans dans leur immense majorité étaient respectueux des valeurs de la République. Je n'ai pas fait le jeu du Front national, bien au contraire, puisque ses thèses sont, selon un sondage TNS Sofres, en recul. Et lorsque j'ai débattu avec Marine Le Pen, sur France 2, le 14 janvier, en face à face, elle a reculé de sept points. On peut toujours me donner des leçons, pratiquer comme Vincent Peillon la politique de l'autruche, fuir le débat. Moi, je pense que les républicains, de droite et de gauche, ont intérêt à comprendre pourquoi un certain nombre de Français par le passé ont pu voter Front national. Il y a bien sûr une frange ultra-minoritaire de racistes et de xénophobes. Mais il y a aussi des Français qui craignent la mondialisation, la construction européenne, l'ouverture aux étrangers ou à l'islam, qui s'interrogent sur notre capacité à préserver tout ce qui fait la singularité de la France : ses services publics, sa culture, sa langue, son influence. Ces doutes, soit on les nie en se bouchant les yeux et les oreilles et on se trouve à la merci d'épisodes comme le 21 avril 2002, soit on les traite de façon ouverte et républicaine. Au risque de libérer les mauvais instincts ?C'est le tabou et non le débat qui entretient les mauvais instincts. Le Front national est-il passé de 1 % à 17 % entre 1981 et 2002 parce que nous avons trop débattu de la nation, de la sécurité, de l'immigration ? Et n'a-t-il pas reculé à 10 % en 2007 parce que Nicolas Sarkozy a eu le courage de s'en saisir ? Certains intellectuels, qui ont appelé à cesser le débat, oublient que la France reste l'un des pays les plus généreux pour l'octroi de la nationalité - encore 108 000 cas en 2009. Le président de la République s'est lui-même présenté comme " un Français de sang mêlé à la tête d'une nation métissée " . Ces contempteurs auraient intérêt à entendre ce que disent les Français, qui appellent à un renouveau du contrat républicain, veulent un équilibre entre droits et devoirs, revendiquent l'héritage républicain tout en demandant une lutte résolue contre les discriminations, et expriment une forte demande de civisme, d'ordre républicain et de sécurité. Toujours plus de sécurité alors que les gardes à vue deviennent un problème politique !L'insécurité touche d'abord le peuple, les gens modestes. Qu'on puisse discuter de tel ou tel abus ou bavure, pourquoi pas ? Le gouvernement a engagé une réforme à ce sujet, Michèle Alliot-Marie y travaille. La sécurité reste une priorité absolue, les garde à vue une nécessité. Ne biaisons pas le débat : la garde à vue n'est pas que la contrainte, c'est aussi la protection des droits. Vous avez déjà été placé en garde à vue ?Non, mais je maintiens : la garde à vue protège les droits. La preuve : lorsque 123 clandestins débarquent en Corse en janvier, le fait que le procureur ne les ait pas placés en garde à vue, décision que je ne conteste pas, nous empêche ensuite de mener à bien toute procédure. Les décisions des juges des libertés et de la détention, qui ont remis ces personnes en liberté, n'étaient pas contestables. Vous allez présenter un nouveau projet de loi sur l'immigration - le cinquième en six ans. Pourquoi durcir la législation ? Remettons les choses à l'endroit. La France reste une terre d'accueil de l'immigration légale. 170 000 étrangers sont entrés au titre du long séjour sur notre territoire en 2009. Quant au projet de loi, en cours d'analyse par le Conseil d'Etat, il correspond d'une part à des mesures en faveur de l'intégration, issues de la première phase du grand débat sur l'identité nationale, et, d'autre part, à la transposition des trois directives européennes sur l'immigration adoptées avec les voix des socialistes espagnols, des sociaux-démocrates allemands et des travaillistes anglais. Le présenter comme liberticide est faux. Nous restons dans un parfait équilibre des droits et devoirs. Votre prédécesseur s'était engagé à maintenir les délais maximums de rétention à 32 jours. Pourquoi les relever à 45 jours ?Parce que les pays d'origine des migrants nous demandent ce délai pour pouvoir vérifier s'il s'agit bien de leurs ressortissants. La France est le pays qui a les délais de rétention administrative les plus courts en Europe, et le restera. Et nos procédures sont très protectrices des libertés individuelles. Une jeune femme qui se présente dans une gendarmerie dans le Loiret après avoir été victime de violences a été placée en centre de rétention et expulsée dans la foulée. Vous assumez ?Cette jeune femme n'a aucun titre à séjourner en France. Je me heurte là, comme dans d'autres dossiers similaires, à une difficulté dans la bataille de la communication : face aux affirmations des associations, qui jouent sur l'émotion, je ne peux pas répliquer immédiatement parce que j'ai le devoir de vérifier les faits. En la circonstance, le parquet a ouvert une enquête et je ne m'exprimerai qu'ensuite. C'est d'ailleurs un signe que nous sommes bien dans une démocratie avancée : l'Etat finance une partie des associations qui passent ensuite leur temps à lui taper dessus. Vous ne vous sentez pas mal par moments dans vos habits de ministre ?C'est un beau ministère, républicain. Difficile quelquefois, mais indispensable. Plus sérieusement...Aucun dirigeant socialiste n'ose la confrontation avec moi sur mes sujets. Vous avez compris ce qu'est la position de Martine Aubry sur la régulation des flux migratoires ? Moi non. Le PS n'a pas progressé depuis 2007 ? Je ne dirais pas cela. Depuis trois mois, Mme Aubry marque des points vers la candidature. Elle a su réunir le plus grand nombre de socialistes, ce qui est un exploit. Et elle a habilement géré le cas Frêche. Mais le PS souffre toujours des mêmes maux : il se positionne comme un parti d'opposition systématique et sectaire. Il ne propose rien, ne sort pas de ses ambiguïtés. Il peut bien sortir vainqueur des régionales, il n'est pas en capacité de remporter une présidentielle. Je reste convaincu que s'il décide de se représenter, Nicolas Sarkozy sera réélu en 2012. Propos recueillis par Luc Bronner et Françoise Fressoz
UN NOUVEAU MONDE POUR PLUS DE SOLIDARITE
Posté par Progressistes
Publié le: 08-01-2010
Mise à jour: 09-01-2010
La première édition du colloque « Nouveau monde, nouveau capitalisme », placée sous la co-présidence de Nicolas Sarkozy et Tony Blair, a été conçue au printemps 2008. Quelques mois après, le monde basculait dans la plus grande crise financière depuis la dépression de l’entre-deux guerres.
En janvier 2009, les intervenants de ce premier colloque ne masquaient ni leur inquiétude, ni les difficultés de mise en œuvre de systèmes contraignants de régulation et s’interrogeaient sur l’émergence éventuelle d’un « nouveau monde » fondé sur des « valeurs nouvelles ». En ce mois de janvier 2010 l’espoir d’une sortie de crise et d’un retour progressif à un cycle de croissance s’installe, même si plusieurs experts pointent les faiblesses structurelles de l’économie mondiale, voire, pour les plus pessimistes d’entre eux, les risques d’une nouvelle crise. L’heure est donc venue à la fois de dresser un premier bilan et de dessiner de nouvelles perspectives : avons-nous bien géré la crise ? Quelle peut être la nouvelle gouvernance ? La crise doit-elle nous conduire à changer notre vision du monde ? C'est ce que nous avons fait, autour de Nicolas Sarkozy, durant ces deux derniers jours à Paris (Ecole Militaire). Je vous invite à en suivre les travaux sur le site internet dédié.
SONDAGES
Posté par Progressistes
Publié le: 10-11-2009
Mise à jour: 10-11-2009
Paris bruisse. Un sondage donne Nicolas Sarkozy gagnant en 2012 face à tous les candidats potentiels sauf, de justesse, face à DSK. Je ne crois pas à l’intérêt de ce type de sondages à mi-mandat. Je lis que cela dope le PS. Enfin, explique-t-on, la preuve serait faite que Nicolas Sarkozy est battable. Voire. Une autre lecture est possible : être à un tel niveau alors que s’estompe le spectre de la plus grande crise financière que le monde ait connue depuis un siècle, alors que la croissance qui s’installe progressivement ne suffit pas à la création nette d’emplois et que nous sortons d’un cycle de supposées « affaires », cela démontre la solidité d’un socle. Patience et longueur de temps…
IMMIGRATION ET IDENTITE NATIONALE
Posté par Progressistes
Publié le: 10-11-2009
Mise à jour: 10-11-2009
Plus on avance et plus on en parle. « Qu’est-ce qu’être Français ? ». De quoi alimenter le débat ouvert, fraternel, sans tabous, qui s’installe dans le pays. Certains continuent d’affirmer qu’il est honteux de lier Identité nationale et Immigration au sein d’un même ministère et, de façon sous-jacente, dans le débat en cours. A cela deux réponses : 1. Le débat sur l’Identité nationale et les valeurs de la République ne se limite pas, loin s’en faut, aux questions d’immigration et d’intégration qui ne doivent être ni une obsession ni un tabou. 2. Nier le lien entre immigration et identité nationale revient à nier l’histoire de France. La France a longtemps été une terre de brassage du fait des invasions successives. Plus tard, elle a connu des vagues successives d’immigration et développé un « modèle » spécifique d’intégration et d’assimilation. Dans quelles conditions la France peut-elle continuer à intégrer et assimiler ? L’Identité nationale ne se décrète pas. Elle ne se nie pas. Elle évolue, conformément au vieux rêve républicain d’alliance de citoyens lucides, éclairés, conscients de leurs droits autant que de leurs devoirs.
IDENTITE NATIONALE
Posté par Progressistes
Publié le: 05-11-2009
Mise à jour: 05-11-2009
Ainsi, après 10 jours de silence assourdissant, Martine AUBRY juge le débat « malsain ». Allez sur le site dédié www.debatidentitenationale.fr et jugez par vous-même. Lisez par exemple la superbe contribution de François FILLON. Désolé, Martine, ce débat passionne les Français. Positivement. Il sera chaleureux, fraternel. Tant pis pour le PS s’il préfère esquiver les débats majeurs pour se transformer de plus en plus en vaste SFIO, agrégation de fiefs locaux.
EUROPE, LE VRAI PLAN B
Posté par Progressistes
Publié le: 30-10-2009
Mise à jour: 05-11-2009
Le « traité simplifié » de Lisbonne sera bientôt opérationnel, le Président Tchèque ayant, enfin, apposé sa signature. C’est une avancée majeure.
Pour l’heure, l’Europe est un vaisseau trop lourd à piloter, le traité simplifié va lui permettre d’être plus réactif. C’est un succès de plus à mettre à l’actif -rétroactif- de la présidence française de l’Union. Le vrai plan B, c’était donc le traité simplifié.
UNE SIGNATURE AU BRESIL
Posté par Progressistes
Publié le: 06-09-2009
Mise à jour: 10-09-2009
A Brasilia, je signe un accord migratoire (arrangement administratif) avec le Ministre des Affaires Etrangères Brésilien. Mais ce que je retiens, c'est surtout: - l'accueil extrêmement chaleureux du Président Lula et de son Gouvernement: entendre Lula vanter la position française en matière de régulation du capitalisme financier et d'organisation de la gouvernance mondiale est un plaisir qu'un "ministre d'ouverture" ne saurait bouder.
- Le défilé auquel nous assistons à l'occasion de la Fête nationale brésilienne. Défilé qui n'est que partiellement militaire et profondément festif, chaleureux, musical, populaire. De la tribune officielle on dirait un clip en 3D à la gloire du Brésil.
- Une phrase extraite du discours de Nicolas Sarkozy devant les français du Brésil: "Les sociétés meurent de consanguinités et non de métissage".
A méditer par ceux qui s'obstinent à présenter la France comme touchée par le syndrome de la forteresse assiégée.
CHRISTINE LAGARDE
Posté par Progressistes
Publié le: 06-09-2009
Mise à jour: 10-09-2009
 Avec plusieurs collègues nous accompagnons le Président de la République au Brésil. A l’escale du Cap-Vert qui me rappelle combien je suis attaché à ce pays, je bavarde avec Christine Lagarde. Comme diraient les commentateurs sportifs que je fréquente trop : « une grande dame ». Un modèle d’élégance personnelle, intellectuelle et morale. Une ambassadrice hors pair pour notre pays.
SEIGNOSSE (SUITE & FIN ...)
Posté par Progressistes
Publié le: 05-09-2009
Mise à jour: 09-09-2009
 Seignosse enfin. Le show Mitterrand fait escale au campus de Seignosse. Bien rodé, subtil, drôle. Je ne connaissais pas Frédéric Mitterrand avant son entrée au Gouvernement. Je découvre un homme érudit, plein d’humour et attachant avec lequel j’aurai, quelques heures plus tard l’occasion de converser largement en allant au Brésil.
UN CAMPUS EXCEPTIONNEL !
Posté par Progressistes
Publié le: 05-09-2009
Mise à jour: 05-09-2009
Je viens de passer trois jours à Seignosse (Landes), sur le Campus des Jeunes Populaires. Trois jours d'échanges, de réflexions et de bons moments avec tous ces jeunes, hommes et femmes, issus de toutes les familles de la majorité. Ce fut aussi l'occasion de lancer officiellement les Jeunes Progressistes, désormais emmenés par la dynamique de Charles Givadinovitch. L'actualité politique, riche en raison de la proximité des prochaines élections régionales mais aussi de l'impulsion donnée par le Président de la République sur les grands projets du pays (Emprunt National, Réforme des Territoires ...) nous a permis, avec nombreux de mes collègues ministres, d'animer plusieurs tables rondes. J'ai été frappé à la fois par le réalisme des jeunes participants, la clarté de leur vision et leur détermination à accompagner les réformes en cours: un tel engagement politique fait vraiment plaisir à voir ! La journée de ce samedi s'est conclue par une séance plénière sur l'avenir de la France, l'Emprunt National et les perspectives de sortie de crise. Comme à son habitude, Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a enrichi les débats d'une vision engagée sur l'avenir du pays, sur la volonté commune de poursuivre les réformes en cours et sur l'encouragement des jeunes, véritables stars de ces journées, d'être partie prenante de ces "révolutions" que conduit la majorité, tant en France, qu'à l'étranger, sous l'impulsion du Président de la République. Encore une fois, mais je reviendrai sur le détail de nos interventions, Seignosse fut une réussite dont la Majorité Présidentielle ne peut que se féliciter. En ma qualité de Président des Progressistes, mais aussi et surtout de secrétaire général adjoint de l'UMP, encore bravo aux Jeunes Populaires et aux Jeunes Progressistes !
SEIGNOSSE (2)
Posté par Progressistes
Publié le: 04-09-2009
Mise à jour: 09-09-2009
  Seignosse toujours. A l’invitation du Président de la Fédération Française du surf, je rencontre des jeunes qu’une association d’insertion initie au surf. Moment bien agréable… au moins sur le sable. Dans l’eau, j’ai un côté « Brice de Nice » en brun…
SEIGNOSSE (1)
Posté par Progressistes
Publié le: 04-09-2009
Mise à jour: 09-09-2009
 A l’initiative de Xavier Bertrand se tient à Seignosse un séminaire des dirigeants du « Mouvement populaire ». Je planche sur le « grand emprunt ». J’y vois une occasion unique de débattre de la compétitivité de la France, des investissements stratégiques à 10 ou 20 ans. Beaucoup d’analyses sont issues des travaux que j’avais initiés au Secrétariat d’Etat à la prospective (exercice « France 2025 », toujours disponible sur www.strategie.gouv.fr.)
INTEGRATION ET IDENTITE NATIONALE
Posté par Progressistes
Publié le: 03-09-2009
Mise à jour: 09-09-2009
 Je présente à la presse le bilan de 8 mois d’activité à la tête du ministère dont j’ai la charge (disponible sur www.immigration.gouv.fr) Les journalistes me demandent si je compte « infléchir mon action », « arrondir les angles ». Oui et non. Non, il n’y a pas d’inflexion dans l’action : ma feuille de route est claire, détaillée dans ma lettre de mission. Une mission républicaine, à la fois ferme et humaniste, dans laquelle je me retrouve. Oui, si l’on considère que je veux renforcer l’action du ministère en faveur de l’intégration et valoriser notre appartenance à la nation française, notre identité nationale.
LES PROGRESSISTES SE MUSCLENT
Posté par Progressistes
Publié le: 29-06-2009
Mise à jour: 29-08-2009
J'ai présenté, ce midi, à la presse nationale la nouvelle organisation des Progressistes. Notre mouvement, lancé il y a deux ans, d'abord sur la forme d'un club de réflexion doublé d'un conseil scientifique devient désormais un mouvement politique de plein exercice. Demain, nous nous installerons aux côtés de l'UMP, du Nouveau Centre et de la Gauche Moderne au sein du Comité de Liaison de la Majorité Présidentielle. M'accompagnent dans cette aventure les fondateurs du mouvement dont Jacques Soppelsa qui prend la vice-présidence du mouvement, Roger Faylzjenberg, Véronique Bensaid, Patricia Mamet, Gilles Norroy, Jean-Jacques Denis, Frédéric Tristam, Serge Misrai... J'ai enfin confié la délégation générale du mouvement à Bruno Delmas, chef d'entreprise pas encore quadragénaire qui aura la charge d'organiser le mouvement en prévision, notamment, des prochaines échéances électorales. Comme nous le disons si souvent, Les Progressistes ont vocation à devenir une véritable start-up politique où sont bienvenues toutes les bonnes volontés.
DE RETOUR ...
Posté par Progressistes
Publié le: 04-06-2009
Mise à jour: 29-08-2009
Je reviens sur mon blog après une longue absence dont je vous prie de m’excuser. Ce qui m’en a fait sortir ? Ce devrait être la réunion qui me conduit ce matin à Luxembourg pour un conseil de ministres européens de l’intérieur et de l’immigration sur des dossiers cruciaux : l’asile, la lutte contre l’immigration illégale, la protection de nos frontières communes. Ce pourrait être aussi le dernier meeting du Mouvement populaire ce soir à Paris, auquel je participerai. Mais, avouons le, ce qui me pousse à réagir c’est l’enquête que me consacre le Nouvel Observateur de cette semaine. La journaliste, Agathe Logeart, a visiblement très sérieusement travaillé son sujet, interrogé beaucoup d’élus, exhumé quelques documents vrais dont certains (un article sur le surf…) dont je ne me souviens même pas. Viennent ensuite la vacherie signée (Ayrault qui prétend que j’essaie de négocier avec lui un poste de Ministre de l’Industrie, ce qui fera bien rire tous ceux qui savent le rôle réel qu’il jouait dans la campagne de 2007), les vacheries anonymes (quand les journalistes exigeront-ils que les attaques personnelles soient signées ? Ce devrait être un code d’honneur minimal …) puis le bouquet. Voici fleurir la thèse de « l’agent double ». En gros : j’étais au sein du PS un « agent de liaison » de Nicolas Sarkozy, thèse apparemment tirée d’une phrase d’un livre de Jean-Christophe Cambadélis… « Camba » m’avait habitué à ce que son intelligence vive et son goût pour les constructions baroques engendrent parfois de sottes élucubrations mais j’ignorais en avoir été victime… Et, sur la foi des témoignages d’un proche du Président (qui a, heureusement, rapidement démenti) on m’aurait vu au QG de campagne de Nicolas Sarkozy bien avant ma rupture avec le PS ! Il faut sans doute que je m’habitue. Etant devenu, de façon inopinée, un « personnage public » il est sans doute logique que mon parcours suscite interrogations légitimes et fantasmes bien curieux. Dois-je attendre à présent l’enquête qui dévoilera que j’ai adhéré au PS à la demande de Nicolas Sarkozy dans l’unique objectif d’en sortir 15 ans plus tard pour l’aider dans sa campagne présidentielle ? Il faut savoir raison garder, même dans les délires… Navré donc, de décevoir les futurs enquêteurs. De 1995 à 2007, j’ai eu des relations cordiales avec Nicolas Sarkozy. Lors de la présidentielle de 2007 je n’ai eu aucun contact avec lui avant ce 14 février où j’ai claqué la porte du secrétariat national du PS et de l’équipe de campagne. Je pensais arrêter ma « carrière » politique. Puis Nicolas Sarkozy m’a proposé de la poursuivre avec lui et j’ai accepté. C’est suffisamment inédit pour qu’il ne soit utile d’en rajouter… La prochaine fois, promis, je vous parlerai de choses plus importantes. A très bientôt, Eric Besson
20 PROPOSITIONS POUR REFORMER LE CAPITALISME
Posté par Progressistes
Publié le: 18-05-2009
Mise à jour: 29-08-2009
Cette semaine, je découvre avec intérêt un ouvrage original sur les défis et les pistes possibles après la crise financière déclenchée en 2007 aux Etats-Unis. Original en raison des parcours des auteurs. Ouvrage collectif, il a été dirigé par deux experts de la finance mais engagés dans la vie religieuse, Gaël GIRAUD et Cécile RENOUARD. Cette particularité n’est probablement pas extérieure aux choix exprimés par les auteurs, avec clairvoyance et une très fine connaissance des mécanismes en jeu. Que nous disent-ils ? D’abord, et ce n’est pas surprenant venant des auteurs, l’éthique est centrale dans la construction d’un nouveau capitalisme. C’est un appel à la responsabilité et à la formation qui doit permettre de trouver les chemins de la justice : rémunération juste, fonction sociale de l’entreprise, etc. Même si les auteurs sont dans leur mission en tant que religieux, un républicain peut également souscrire. Mais l’ouvrage est loin de se limiter à des déclarations de principes et de foi en l’homme. Les auteurs n’hésitent pas à brandir des contraintes (réglementaires ou fiscales) et des supervisions nouvelles. Elles ne peuvent être toutes évoquées car elles sont déclinées au sein des 20 propositions-têtes de chapitre. Citons par exemple le rôle du FMI qui pourrait être le lieu d’un corps de contrôleurs et d’inspecteurs des agences de notation ; la déterritorialisation des multinationales qui permettrait d’éviter les pratiques d’optimisation fiscale des grands groupes en appliquant une imposition identique sur les comptes consolidés ; la mise en place de taxes internationales sur les transactions financières, sur l’environnement (taxe carbone) à ou les ventes d’armement, etc. Plus techniques, des mesures pourraient être prises pour interdire la titrisation de titrisations ou interdire aux agences de notation la diffusion libre de leurs modèles dans les banques. Celles-ci pourraient également être contraintes de dévoiler les principales expositions au risque de contrepartie selon une fréquence trimestrielle. Beaucoup de propositions donc, qu’il faut regarder avec attention. Ce blog n’a pas vocation à faire des recommandations de lecture. Une fois n’est pas coutume, allez voir de plus près ! "20 propositions pour réformer le capitalisme", sous la direction de Gaël GIRAUD et Cécile RENOUARD, Flammarion, 2009.
LE PRETENDU DELIT DE SOLIDARITE (SUITE)
Posté par Progressistes
Publié le: 06-05-2009
Mise à jour: 29-08-2009
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés, Après avoir écouté, avec beaucoup d’attention, le rapporteur de la proposition de loi aujourd’hui soumise à l’examen de l’Assemblée nationale, je suis affligé par l’image négative et caricaturale qui est donnée de la politique de notre pays en matière d’immigration. Pour tout observateur peu au fait des réalités nationales, cette présentation laisserait à penser qu’il existe, en ce domaine, une dangereuse « exception française ». L’« exception française », s’il y en a une en matière d’immigration, tient plutôt à l’ancienneté et à la vivacité de notre tradition républicaine en matière d’accueil et d’intégration des populations étrangères. Je voudrais, à ce sujet, rappeler quelques vérités. La France est et reste une terre d’immigration. Un grand nombre d’étrangers peuvent entrer dans notre pays sans être soumis à l’obligation de visa et pour ceux qui s’y trouvent soumis, ce sont, chaque année, plus de 2 millions de visas d’entrée qui sont délivrés. Ce chiffre représente 88 % des visas demandés. Par ailleurs, ce sont près de 200 000 personnes qui reçoivent un premier titre de séjour, pour étudier, travailler ou vivre en France. Fidèle à ses principes et respectueuse de ses engagements internationaux, la France est aussi le premier pays européen pour l’accueil des réfugiés politiques et le troisième dans le monde après les USA et le Canada. La France est un pays de mixité et d’intégration : près d’un mariage sur trois contracté par nos concitoyens est un mariage avec une personne étrangère, et chaque année, plus de 100 000 étrangers acquièrent la nationalité française (108 131 exactement en 2008). L’accès à la nationalité reste le moyen privilégié de l’intégration et de l’accès à la citoyenneté. La France se soucie, enfin, de la prise en charge des personnes en situation irrégulière et du respect scrupuleux de leurs droits : elle finance les associations qui leur viennent en aide ; elle fait bénéficier les familles de l’aide médicale d’État ; elle assure la scolarisation des enfants. En matière de reconduite à la frontière, la durée maximale de rétention est de 32 jours – c’est la durée la plus brève de l’ensemble des pays de l’Union européenne (la durée moyenne de rétention est de 10 jours) – et les personnes retenues bénéficient, pour permettre l’exercice effectif de leurs droits, de prestations de qualité assurées par des organismes à l’engagement et aux compétences reconnus. Cet accompagnement juridique est financé par l’État pour un montant annuel de près de 5 M €. Je voudrais le dire avec force : nous n’avons pas à rougir de la manière dont nous accueillons et intégrons les étrangers, même si, dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, nous pouvons et nous devons encore nous améliorer. C’est la raison pour laquelle, après avoir identifié des pistes d’amélioration de nos dispositifs et avec l’ensemble des acteurs concernés, j’ai d’ores et déjà lancé une réflexion sur la prise en charge des mineurs isolés et décidé, tout en refusant la constitution d’un nouveau Sangatte, de renforcer l’accompagnement humanitaire des migrants du Calaisis. Pour autant, comme l’indiquait Jean-Pierre Chevènement à l’Assemblée nationale, à l’occasion des débats sur la loi RESEDA de 1998 dite loi « Chevènement », la République est légitime à fixer les règles de l’entrée et du séjour des étrangers sur son territoire : « Quiconque le veut ne peut pas s’installer définitivement en France ». S’il est un domaine où il n’y a assurément pas d’« exception française », c’est en matière de lutte contre l’immigration illégale. Cette exigence, partagée avec l’ensemble des pays appartenant à l’espace Schengen, est la condition indispensable à la libre circulation des personnes en Europe. Nos engagements européens, de l’accord signé à Schengen le 14 juin 1985 jusqu’au Pacte européen sur l’immigration et l’asile, adopté sous présidence française le 16 octobre 2008, vont dans ce sens. Comme l’indiquait encore Jean-Pierre Chevènement en 1998 « repousser la frontière à celle de l’espace Schengen ne supprime pas la frontière. Elle demeure la limite à l’intérieur de laquelle des citoyens se sont organisés pour vivre ensemble, respecter les mêmes règles, accepter les mêmes devoirs, bénéficier des mêmes droits. Les frontières doivent être franchissables, mais il y faut des règles. Les abolir ne serait pas s’ouvrir au monde ». Je voudrais insister sur ce point. L’abolition généralisée des frontières et l’extension de la libre circulation à l’ensemble du monde, sans plus se soucier des héritages historiques et des différences de niveau de vie entre pays, ne présentent que l’apparence de la générosité. Un tel choix n’aurait qu’une conséquence : la déstructuration des collectivités nationales et la ruine, au bénéfice d’une approche ultralibérale du monde, des régimes européens de solidarité. Je ne connais pas, dans aucun des pays de l’Union européenne et quelle que soit l’appartenance politique de son gouvernement, de politique alternative à celle que nous menons en matière de contrôle des flux migratoires et de lutte contre l’immigration clandestine. Cette lutte résolue contre ceux qui exploitent la misère des populations étrangères et les réduisent aux formes les plus atroces de l’esclavagisme moderne, en particulier par le travail forcé ou la prostitution, a conduit, en 2008, à l’interpellation dans notre pays de 1 562 passeurs, 1175 employeurs, 861 marchands de sommeil ou encore 303 fournisseurs de faux documents. Sous couvert de supprimer un « délit de solidarité » qui n’existe pas, le parti socialiste tente aujourd’hui de nous convaincre que sa proposition ne remettrait pas en cause l’efficacité de la lutte contre l’immigration illégale. Il n’en est rien car cette proposition est à la fois inutile et dangereuse. L’inutilité de cette proposition tient d’abord à l’inexistence de la situation invoquée par le parti socialiste pour justifier sa proposition. Existe-t-il une décision de justice, prise sous l’empire des actuels articles L. 622-1 et L. 622-4, qui risquerait, en faisant jurisprudence, de menacer le travail des membres des associations humanitaires ? Aucune. Depuis l’entrée en vigueur de l’ordonnance du 2 novembre 1945, il y a plus de 63 ans, il n’y a pas eu une seule condamnation de membres d’associations humanitaires, pour des faits commis au titre des missions exercées par ces dernières. Les 2 bénévoles, condamnés en 2004 et dispensés de peine, l’ont été pour des faits – le transfert de fonds à destination de passeurs – qui excédaient largement ce que recouvre l’aide humanitaire. Car il faut bien s’entendre sur la signification du terme « humanitaire », qui ne fait pas l’objet d’une définition précise mais renvoie clairement à la sauvegarde des vies et aux interventions en situation d’urgence. L’aide humanitaire, ce ne peut être le concours apporté à un étranger pour s’installer durablement en situation irrégulière sur notre territoire. Les promoteurs de la proposition de loi n’ont pas davantage été en mesure de citer une seule condamnation effective, que la loi actuelle aurait permise – malgré les diverses immunités pénales instituées par l’article L. 622-4 – et qui serait évitée par la législation qu’ils nous proposent. À moins, bien sûr, de soutenir que tout acte commis par le membre d’une association humanitaire doit bénéficier, de ce seul fait, d’une immunité générale. Cela conduirait inévitablement à une instrumentalisation du statut de membre d’association humanitaire ou, au bénéfice des dispositions très libérales de notre loi de 1901, à la création d’associations paravents. Il suffirait alors à une filière organisée de se constituer en association pour jouir de l’impunité. Comme la proposition de loi ne répond à aucune exigence concrète, ses promoteurs nous disent désormais qu’ils entendent « préserver l’avenir ». Mais cela fait plus de 63 ans que l’avenir est préservé ! Et pour une raison simple, qui tient – si l’on se donne la peine de lire attentivement les dispositions pénales en cause et de se rappeler que ces dispositions sont d’interprétation stricte – à l’économie même du texte. L’article L. 622-1 du CESEDA n’incrimine pas, contrairement à ce qui est prétendu, l’aide humanitaire apportée aux étrangers en situation irrégulière. Il vise toute personne qui aura « par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers, d’un étranger » en France. Il ne s’agit donc pas de poursuivre l’aide apportée à une personne – l’aide est seulement un moyen – mais le fait de «faciliter» son entrée, sa circulation ou son séjour sur le sol français en méconnaissance des règles applicables. On peut au moins s’accorder sur un point : le terme opérationnel « aidants » utilisé sans portée juridique par les services de police et de gendarmerie pour synthétiser la définition de l’article L. 622-1 ne reflète pas exactement la réalité de l’infraction, qui vise les trafiquants, et plus généralement les « facilitateurs ». Quand on « facilite » l’entrée, la circulation ou le séjour d’un étranger en situation irrégulière, on ne se situe pas – je pense en particulier au séjour – dans le cadre d’une aide d’urgence ou d’un soutien provisoire, on est dans le concours à une installation pérenne dans l’irrégularité, voire à une violation délibérée du cadre juridique posé par le législateur. Il faut également préciser qu’en application de l’article 121-3 du code pénal, qui s’applique de manière générale, « il n’y a point de crime ou de délit sans intention de le commettre ». Pour tomber sous le coup de l’incrimination de l’article L. 622-1, encore faut-il savoir que l’étranger est en situation irrégulière et donc faciliter consciencieusement, volontairement, son maintien en situation irrégulière. Dans toutes les situations de la vie courante où l’on n’est pas légitimement amené à s’interroger sur la situation d’une personne au regard des règles du séjour, l’incrimination n’est donc pas applicable : ce n’est pas la même chose de prendre une personne en stop dans le cadre de déplacements habituels ou de l’amener à l’hôpital et celle de la convoyer sur de grandes distances dans une cachette, aménagée dans son véhicule, ou bien encore d’effectuer des allers-retours réguliers vers un lieu connu de rassemblement de passeurs. L’application de l’article L. 622-1 du CESEDA met d’autant moins en péril le travail des associations humanitaires et de tous ceux qui apportent une aide d’urgence aux étrangers que cet article doit être lu avec les dispositions de l’article L. 622-4 instituant des immunités pénales. Ces immunités tiennent compte, soit des liens familiaux existants avec l’étranger en situation irrégulière (1° et 2°), soit de la nature de l’acte accompli (3°). Le 3° de l’article L. 622-4, introduit par Nicolas Sarkozy en 2003, reprend l’esprit de l’article 122-7 du code pénal en matière d’irresponsabilité et prévoit une immunité humanitaire générale, quelle que soit la personne concernée, dès lors que « l’acte reproché était, face à un danger actuel ou imminent, nécessaire à la sauvegarde de la vie ou de l’intégrité physique de l’étranger (…) ». Cet alinéa couvre précisément les situations d’urgence et de détresse. Et contrairement à ce qu’avancent les auteurs de la proposition de loi, notre législation est en parfaite cohérence avec le droit communautaire, et en particulier avec la directive du 28 novembre 2002. La finalité de cette directive, adoptée sur initiative de la France, à partir de sa propre législation, était d’assurer, après le drame de Douvres en 2000, une harmonisation minimale des dispositions de lutte contre l’immigration clandestine, non dissuasives dans certains pays membres peu soumis à des pressions migratoires. La quasi-totalité des États membres disposent d’ailleurs, à l’heure actuelle, d’une législation plus sévère, sur un ou plusieurs points, que la directive de 2002. À défaut de condamnation effective, et en l’absence d’insuffisance juridique, on met en avant, désormais, l’existence d’un « climat » : climat d’intimidation, « épée de Damoclès » qui pèserait sur les associations. L’exposé des motifs de la proposition de loi fait ainsi valoir, de manière surprenante au regard des règles régissant la séparation des pouvoirs, deux procédures récentes, qui font encore l’objet d’une instruction judiciaire et sur laquelle il n’est normalement pas permis de s’exprimer. Il est choquant de voir un législateur s’appuyer pour prétendre défendre les droits de l’homme ne pas respecter les principes fondamentaux de notre procédure pénale. Mais il n’y a pas de climat d’intimidation. Il y a en a d’autant moins que l’État, lui-même, comme je l’ai rappelé, contribue à l’aide humanitaire apportée aux étrangers en situation irrégulière. Il n’y a pas de climat d’intimidation et des associations aussi averties que la Cimade, le Secours Catholique, Emmaüs France, la Fédération d’Entraide Protestante ou encore la Ligue des Droits de l’Homme, ne s’y sont pas trompées. Elles savent où passe la limite. Elles ont ainsi publié, le mois dernier, un guide pédagogique à destination de leurs bénévoles et salariés, intitulé « Etrangers en situation irrégulière – Que dois-je faire ? », dans lequel elles précisent clairement, et à juste titre, que « les associations agissant pour des raisons humanitaires ne peuvent être poursuivies ». Vous l’avez compris, la proposition de loi a semé la confusion et porté atteinte au travail de pédagogie qui avait été entrepris sur la distinction à faire, en pratique, entre le travail humanitaire et le risque de participation aux filières d’immigration clandestine. C’est ce travail de pédagogie que je souhaite aujourd’hui poursuivre, avec toutes les personnes de bonne foi. Il est donc clair que la proposition de loi présentée par le groupe socialiste est inutile. Mais cette proposition est également dangereuse par la confusion qu’elle entretient, dangereuse aussi parce qu’elle affaiblirait la lutte contre les filières d’immigration clandestine, dangereuse parce qu’elle assurerait l’impunité à ceux qui, pour des motifs purement idéologiques veulent faire obstacle à la politique nationale et européenne de contrôle des flux migratoires, dangereuse, enfin, parce qu’elle nourrit la confusion sur le travail des associations humanitaires et alimente les risques d’instrumentalisation de ces structures par des réseaux aussi bien organisés que peu scrupuleux. Il est envisagé, dans la proposition de loi, de subordonner l’infraction en matière de séjour et de transit à l’existence d’une action réalisée « à titre onéreux ». L’expression « à titre onéreux » serait préférable, nous dit-on, à l’expression « dans un but lucratif » : la première couvrirait l’hypothèse d’une aide effectuée en échange d’une contrepartie, monétaire ou non ; la seconde, moins sévère, couvrirait seulement l’hypothèse de l’espérance d’un profit. Je ne suis pas sûr qu’il faille, en droit pénal, prêter autant d’attention à cette distinction ; pas davantage, en tout cas, que le groupe socialiste du Sénat qui a préféré utiliser dans sa propre PPL sur le prétendu « délit de solidarité » l’expression « dans un but lucratif ». Une telle proposition témoigne d’une méconnaissance des modalités d’organisation et de fonctionnement des filières, qui sont à la fois très compartimentées et dont les activités ne donnent pas nécessairement lieu à des flux financiers sur notre territoire. Bien souvent, le paiement s’effectue au départ et à l’arrivée, même si chacune des étapes est facturée – et très lourdement – à la victime. Dans son rapport de 1997 consacré à la législation sur l’immigration, Patrick Weil évoquait la question de l’inscription du « but lucratif » et, déjà, il mettait en garde contre la séduction trompeuse d’une telle solution : « Il peut être envisagé d’ajouter au texte actuel la condition du but lucratif. Cependant la difficulté d’apporter la preuve du but lucratif risquerait de vider le texte de son sens ». Le risque est grand, également, comme je l’ai indiqué, d’assister à la constitution d’associations paravents, faux nez des réseaux de passeurs, et de jeter ainsi la suspicion sur le travail conduit par les « bonnes » associations. Comment faire la différence ? Le législateur avait déjà été confronté à cette difficulté en 1998, lors de l’adoption de la loi « Chevènement ». Il faut tirer la leçon de ce précédent. La majorité de l’époque avait concédé contre l’avis initial de Jean-Pierre Chevènement une disposition garantissant l’immunité pénale aux « associations à but non lucratif à vocation humanitaire », mais devant les risques de dévoiement de cette notion, le Gouvernement avait renvoyé – faut-il ajouter en toute connaissance de cause – à un arrêté du ministre de l’intérieur le soin d’en fixer la liste. Le Conseil constitutionnel n’avait pas manqué de censurer cette disposition en considérant que la notion de « vocation humanitaire » n’avait jamais été précisément définie. La proposition de loi prévoit, pour finir, de créer une immunité pénale automatique, d’une part, en faveur des personnes contribuant à préserver la dignité de l’étranger et, d’autre part, au bénéfice des établissements sociaux et médico-sociaux mentionnés à l’article L. 312-1 du code de l’action sociale et des familles ainsi qu’à leur salariés et bénévoles. Mais si l’on perçoit ce qu’est une atteinte à la dignité humaine, le contenu positif de cette notion n’a jamais été défini. Par son indétermination, elle ne satisfait pas aux prescriptions constitutionnelles relatives à la précision des infractions et des immunités pénales. S’agissant de la création d’une immunité dans le domaine social et médico-social, une telle mesure est inutile : dès lors que ces structures et leurs personnels œuvrent dans le cadre de leurs missions, ils n’entrent pas dans le champ de l’article L. 622-1. Au risque d’une rupture injustifiée du principe d’égalité républicaine, il n’y a, en revanche, aucune raison de les faire bénéficier d’une immunité générale et automatique. Cette suggestion du groupe socialiste témoigne d’ailleurs d’une défiance inquiétante à l’égard du travail de la justice et des services de police et de gendarmerie, auxquels il appartient, en procédant aux investigations nécessaires, d’établir la vérité. Vous l’aurez compris, mesdames et messieurs les députés, alors qu’il n’existe pas de politique alternative en matière de politique migratoire, cette proposition de loi est un écran de fumée. Sous couvert de mieux définir ce qui doit distinguer trafiquants professionnels et membres d’associations humanitaires ou particuliers de bonne foi, la proposition de loi se situe, consciemment ou non, dans la lignée des initiatives tendant à refuser, pour des raisons idéologiques, la maîtrise des flux migratoires. Cette posture n’est pas nouvelle. Lors des débats sur la loi de 1998, M. Noël Mamère reprochait déjà à Jean-Pierre Chevènement de « poursuivre des militants associatifs » pour ce qu’il appelait à l’époque un « délit d’humanité ». Délit d’humanité hier, délit de solidarité aujourd’hui, délit de compassion demain ? M. Mamère avait au moins, comme les associations RESF ou le GISTI, le mérite de la cohérence intellectuelle et de la sincérité. Leur mot d’ordre est clair : « pour supprimer l’immigration illégale, supprimons les contrôles, supprimons les frontières ». Le parti socialiste, lui, est dans une autre logique : il pense ratisser large en instrumentalisant la contestation d’une partie de la gauche extrême tout en rappelant, pour conserver une apparence de sérieux, la nécessité de la lutte contre l’immigration illégale, donc la nécessité du contrôle des flux migratoires. Il révèle surtout son manque de cohérence et, peut-être, une fois de plus, sa naïveté sur les questions d’immigration. Je voudrais dire aux auteurs de la proposition de loi qu’ils se trompent de combat, car ce n’est pas le désormais célèbre article L. 622-1 du CESEDA qui menace la cohésion nationale ou constitue un fléau mondial, ce sont les réseaux d’immigration illégale, c’est l’exploitation mafieuse des filières.
LE PRETENDU DELIT DE SOLIDARITE
Posté par Progressistes
Publié le: 06-05-2009
Mise à jour: 29-08-2009
En réponse à une proposition de loi du parti socialiste sur un prétendu «délit de solidarité», Eric Besson, Ministre de l'Immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire et Président des "Progressistes" a prononcé devant l’Assemblée Nationale un discours réaffirmant les grands principes de notre République en matière de politique migratoire.
LES EUROPEENES
Posté par Progressistes
Publié le: 29-04-2009
Mise à jour: 29-08-2009
a campagne pour les élections européennes commence. Vous trouverez ci-après les principaux extraits du discours qu’Eric Besson, Président de les-progressistes.fr a prononcé à l’occasion du premier meeting de campagne, le 28 avril à Rueil-Malmaison. | Etaient notamment présents, le Premier ministre François Fillon, Xavier Bertrand, Secrétaire Général de l’UMP et Michel Barnier, responsable national de la campagne pour les élections européennes. ----------------------------------------------------------------- Il faut positiver. Donc dire que je préfère être ici que regarder Barcelone-Chelsea à la télévision... Donc ce soir, soirée Europe et non soirée Coupe d’Europe. Même si, en cherchant bien, je pourrais vous parler de la construction européenne à travers l’exemple du football. De la nécessité d’assurer la transparence des capitaux, d’une concurrence non faussée à travers un vrai contrôle de gestion, d’une harmonisation sociale et fiscale, de la protection des jeunes joueurs et des clubs formateurs. J’aurais pu vous parler de la contribution du sport professionnel à l’activité économique et au rayonnement européen. De la nécessité de partenariats public-privé pour nous doter de stades de grande qualité, comme en Allemagne ou en Angleterre et poser notre candidature à l’Euro 2016.
Je pourrais même, à travers le foot, vous parler de ce qu’apporte l’immigration choisie (Barcelone-Chelsea c’est aussi Samuel Eto’o contre Didier Drogba, « Monsieur Drogba »).
Je pourrais enfin vous parler d’identité nationale et d’identité européenne à travers la rivalité entre les clubs et les équipes nationales ou de la question des hymnes et des symboles des nations. Bref, il faut oublier Barcelone-Chelsea et vous parler, comme on me l’a proposé, de progrès en Europe. Ce qui est somme toute logique pour le Président des « Progressistes » que je suis. 1/ Le premier progrès est que la France est de nouveau crédible lorsqu’elle parle en Europe et lorsqu’elle parle de l’Europe. Evoquant Nicolas Sarkozy, Tony Blair a dit en janvier « he has put France back on the map ». Traduction libre : il a remis la France sur la carte. Et c’est vrai qu’après le « non » français (aussi légitime soit-il car le peuple est souverain) après ce « non », donc, notre crédibilité était entamée. Après le traité de Lisbonne, après la présidence française nous sommes de nouveau entendus en Europe. Ce ne sont pas des mots. Je l’ai entendu en six mois de la bouche des ministres en charge du numérique puis des ministres de l’intérieur ou de l’immigration. 2/ Le deuxième progrès, lié au premier, c’est que l’Europe est redevenue crédible. Sa voix porte à nouveau. Lorsqu’elle demande, sous l’influence française, que le G8 soit élargi au G20 donnant enfin corps à ce vieux rêve du multilatéralisme, lorsqu’elle s’entend pour exiger -enfin- la mise au banc des paradis fiscaux et du recyclage de l’argent sale, elle retrouve sa crédibilité car il n’y a pas de régulation financière sérieuse sans transparence de l’origine des fonds. 3/ Le troisième progrès c’est celui de l’esquisse -encore fragile, encore insuffisante- d’une gouvernance économique. Le souffle de la crise a enfin imposé, à la demande du Président de la République, la première rencontre -songez la première ! Cela ne s’était jamais fait- entre les pays membres de l’Eurogroupe, le Président de la Banque Centrale Européenne et le Président de la Commission. Leur rencontre, leurs décisions pour la première fois coordonnées nous ont permis d’éviter le pire. 4/ Le quatrième progrès c’est qu’enfin, en France, il semble qu’on ait pris conscience de la nécessité d’avoir de bons députés européens. C’est crucial. Les thèses françaises, les valeurs que nous prétendons porter ne pourront émerger que si nos députés européens sont présents, énergiques, volontaristes. Bruxelles, Strasbourg, sont devenues des lieux de négociation et de lobbying permanents. 5/ Le cinquième progrès, à la fois essentiel et fragile c’est qu’il semble que l’on puisse enfin en France en 2009 revendiquer son identité française et son identité européenne. Oui nous pouvons tout à la fois revendiquer notre identité nationale, c’est-à-dire notre identité républicaine cette foi laïque qui fait que nous voulons être une fabrique de citoyens tout à la fois connaisseurs de leurs droits et conscients de leurs devoirs, et revendiquer notre appartenance à ce qu’il faut bien appeler la «civilisation européenne». Et c’est pour cela qu’il faut proposer à la Turquie un partenariat privilégié et non une entrée dans l’Union. Et c’est pourquoi il est absurde d’entendre Vincent Peillon plaider aujourd’hui pour l’entrée de la Turquie dans l’Union alors qu’il expliquait, quand il plaidait pour le « non » en 2005, que l’Europe devait cesser de préférer l’élargissement à l’approfondissement. Mais attention aux arguments que nous utilisons. Le problème n’est pas que la Turquie soit musulmane mais qu’elle n’est européenne ni par son histoire, ni par sa géographie, ni par sa civilisation. Voilà bien un enjeu crucial de cette élection. Affirmer que l’Europe peut être cette zone d’économie sociale de marché, de capitalisme régulé qui vise à la fois la compétitivité économique, le haut niveau de protection sociale et le respect scrupuleux des droits de l’homme. Pendant 6 mois, la France a montré l’exemple en Europe. Pendant 6 ans, nos députés européens doivent poursuivre le travail entamé et portant haut à la fois les couleurs de la République Française et de l’idéal Européen. |
HOWARD DEAN
Posté par Progressistes
Publié le: 11-04-2009
Mise à jour: 29-08-2009
Eric Besson, Président de les- progressistes.fr a reçu dimanche dernier, Howard Dean, ancien Président du Parti Démocrate aux Etats-Unis, et fidèle soutien de Barak Obama à l’occasion de la récente élection présidentielle américaine. Avec à ses côtés Catherine Pégard, Conseillère politique du Président de la République , et Xavier Bertrand, Secrétaire général de l’UMP, Eric Besson a d’abord engagé un vaste échange sur les relations entre la France et les Etats-Unis.
La discussion s’est ensuite portée sur le fonctionnement et la modernisation des grands partis politiques, puis sur la stratégie et la méthode de campagne de Barak Obama, avec en particulier le rôle décisif d’internet.
En préambule à cette discussion, Eric Besson a prononcé un mot d’accueil, dont vous trouverez ci-après le texte intégral…
PARADIS FISCAUX: LE DEBUT DE LA FIN
Posté par Progressistes
Publié le: 25-03-2009
Mise à jour: 29-08-2009
20 ans… déjà !C’était déjà après un krach en 1987. Lors du sommet du G7 en 1989, le Groupe d'action financière internationale contre le blanchiment d'argent (GAFI) était chargé d'étudier et de proposer des mesures pour lutter contre le blanchiment d'argent. « Dans ce cadre, il a défini une série de critères permettant d'identifier ces pays, en vue de faciliter l'application de mesures propres à les convaincre ou les contraindre de modifier leurs règles et pratiques dommageables pour la lutte contre la délinquance financière. » Depuis, il y a eu de nouvelles ruptures : 2001, 2007. Enfin, nous sommes (presque) à un accord !! Le 5 mars dernier, étape importante, le Secrétariat général de l’OCDE a publié une liste d’une trentaine de paradis fiscaux. Le document a fait l’objet des échanges du G20 le 14 mars. Figurent dans cette liste : Suisse, Luxembourg, Autriche, Hongkong, Singapour. Il reste 32 paradis fiscaux reconnus, pays visés car ils ne « fournissent pas d’informations bancaires aux autorités fiscales des autres pays dans le cadre d’une affaire d’évasion fiscale ». Grâce à la France, une position commune et la désignation explicite des pays devraient être deux avancées communes du sommet du G20. Le Président, déjà, a su convaincre lors du sommet de Berlin la Chancelière et l’histoire s’est accélérée avec le Conseil européen du 20 mars. Ce qui est historique, c’est que l’Europe des 27 parlera d’une même voix car les pays européens pratiquant le secret bancaire (Belgique, Luxembourg, Autriche) ont accepté la coopération fiscale et ne figureront donc pas sur la liste noire. Cette unanimité sera un atout de poids pour une décision ferme du G20. En tout cas, je ne peux que me réjouir de cette avancée de la régulation dans un cadre multilatéral, moi qui déclarais déjà en janvier 2001 lors de l’examen de la loi sur les Nouvelles régulations économiques : « Réguler, cela peut être faciliter mais aussi contrôler, cantonner, voire contraindre. Réguler, c'est aussi exiger du marché et du capitalisme le respect de certaines règles fondamentales. (…) Réguler, c'est aussi clarifier et faciliter l'accès de tous à l'information. Il ne peut en effet y avoir d'économie de marché, et, plus généralement, de règles du jeu connues et acceptées de tous, sans information ni transparence. » "Face à la roche, le ruisseau l'emporte toujours, non pas par la force mais par la persévérance."
NOUVEAU MONDE ... 3
Posté par Progressistes
Publié le: 31-01-2009
Mise à jour: 29-08-2009
C’était la semaine dernière et c’est déjà si loin. Ce colloque fut pour moi un pur plaisir. Par la qualité et l’éloquence des orateurs. Par la convergence de leurs thèses sur la régulation du capitalisme. Par l’incarnation physique de ce multilatéralisme auquel nous aspirons. Par la présence de quelques personnalités, Michel Rocard, Tony Blair notamment, qui ont marqué mon engagement politique. Les actes de ce colloque seront prochainement publiés. Nous en reparlerons.
République, Nation, Identité Nationale Le Président de la République m’a nommé Ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire et son choix est pour moi un honneur. Je lui suis reconnaissant, ainsi qu’au Premier Ministre, d’avoir choisi un élu de mon profil personnel et de mon parcours politique. Créé il y a 20 mois, ce ministère est devenu, grâce à l’action déterminée de Brice Hortefeux, un vrai ministère régalien, bien éloigné des polémiques stériles et surprenantes qui avaient accompagné sa création. Le nombre de contrats signés avec les pays d’émigration autant que l’adoption par les 27 pays de l’Union Européenne, dirigés par des gouvernements de droite comme de gauche, d’une politique commune de l’immigration, attestent de la qualité de sa gestion. Brice Hortefeux a posé les fondements d’une immigration maîtrisée conforme aux engagements de campagne du Président de la République et je poursuivrai son action. Il a lui-même décrit ce que devait, à présent, être la nouvelle impulsion à donner à ce ministère : donner un élan volontariste à la politique d’intégration, faire de l’identité nationale le socle de notre unité nationale, accroître nos relations solidaires avec les pays « du Sud ». Je veux faire de ce ministère un grand ministère républicain, le ministère de l’unité nationale. Je crois que ce ministère est -et doit être- celui de l’accès et du renforcement de la citoyenneté. Je veux qu’il contribue aussi à la promotion de la diversité. P.comme PS. P. comme Pavlov L’information de ma possible nomination ayant été divulguée dans la presse depuis 3 semaines, les socialistes ou plus exactement certains socialistes, ont pu, sans que je ne puisse répondre, pousser des cris d’orfraie ou se livrer à des attaques personnelles, le plus souvent (courage et élégance obligent), à l’abri qu’autorise l’anonymat du « off » demandé aux journalistes… Le plus dur pour moi sera donc de résister à la tentation de répliquer et de polémiquer. Je vais m’y efforcer. En commençant par mesurer ici mes propos.
Je me contenterai donc de faire remarquer sobrement à mes chers ex-camarades, ou plus exactement a mes ex chers camarades : - qu’ils ont l’art de tomber allègrement dans les pièges qui leur sont tendus ou qu’ils se tendent eux-mêmes : abandonner, par leurs cris, la République, la nation, l’identité nationale, la citoyenneté, la maîtrise de l’immigration, l’intégration… à Nicolas Sarkozy et à son gouvernement me paraît d’une efficacité relative. Observons sereinement la trajectoire du boomerang… - qu’il me serait à la fois précieux et utile de connaître la position des socialistes sur l’immigration. En quoi serait-elle différente de celle du gouvernement ? En quoi serait-elle différente de celle d’un Royaume-Uni au gouvernement travailliste ou d’une Espagne au gouvernement socialiste ? - qu’à ma connaissance, le seul rapport produit par les socialistes sur l’immigration depuis 2002 fut l’oeuvre de Malek Boutih. Ce rapport, intelligent, construit, convaincant mit les socialistes tellement mal à l’aise et les plaça devant de telles contradictions qu’il fut interdit… de discussion, tant au bureau national qu’au secrétariat national du PS par le Premier Secrétaire. Les socialistes pourraient-ils le publier ? A défaut, si je le retrouve, je pourrais peut-être le faire pour contribuer à éclairer nos concitoyens ; je crois l’avoir emporté. - qu’il me semble me souvenir que dans le débat télévisé d’entre deux tours qui opposa, en 2007, Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal, la candidate socialiste affirma ne pas avoir de divergences avec son concurrent en matière de politique de l’immigration. La nouvelle direction aurait-elle changé d’analyse et de ligne ? Je prendrais connaissance avec intérêt de ses nouvelles propositions. D’abord le travail :Pendant quelques jours, je vais m’exprimer le moins possible pour m’attacher à la découverte des fonctionnaires, des dossiers et des politiques de mes nouvelles fonctions. Comme tous les besogneux, j’ai besoin de travailler mes dossiers avant de prétendre les maîtriser et exprimer des orientations. Je reviendrai donc, publiquement et sur ce blog dans quelques jours . A bientôt.
NOUVEAU MONDE
Posté par Progressistes
Publié le: 31-01-2009
Mise à jour: 29-08-2009
En 2008, le monde a vacillé sur ses jambes et les dirigeants du monde entier ont senti le souffle de la «crise systémique» la plus grave depuis celle de 1929. Heureusement, l’histoire n’est pas condamnée à se répéter et la réaction de quelques dirigeants -au premier rang desquels Nicolas Sarkozy et Gordon Brown- ont permis d’ériger les digues indispensables pour éviter le chaos du système bancaire, limiter la réduction du crédit et écarter le spectre de la panique des épargnants. Par ailleurs -deuxième étage de la fusée- il y a eu, dans chacun des Eats des plans de relance par l’investissement, application des leçons de Keynes selon lesquels seuls les Etats peuvent soutenir la consommation, l’investissement et contribuer au rétablissement de la confiance lorsque les agents privés sont défaillants. Enfin, last but not least, une ébauche de gouvernance européenne et mondiale s’est établie. 31janvier 2008. A l'issue du colloque "La Voie Progressiste", le Président nous invite à l'Elysée en présence de Tony Blair Il nous faut à présent limiter les effets sociaux, économiques, industriels de cette crise et profiter de la « fenêtre de tir intellectuelle » qu’elle offre. Les esprits sont mieux disposés à s’interroger sur les valeurs qui doivent fonder tout système de production de richesse, sur la nécessité de « gouverner la mondialisation » et d’édicter de nouvelles régulations pour éviter les dérives du capitalisme financier. C’est l’objet du colloque « nouveau monde, nouveau capitalisme » que nous organisons en cette fin de semaine à Paris. Je me réjouis d’y retrouver Tony Blair et des politiques, des économistes, des syndicalistes des cinq continents. Ce colloque vous pouvez, jeudi 8 et vendredi 9, le suivre en intégralité sur www.colloquenouveaumonde.fr. Meilleurs vœux à tous, à très bientôt.
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