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Le G20 : sortie de crise.
Posté par Politique Les Progressistes
Publié le: 13-04-2009
Mise à jour: 29-08-2009
Par Claude LABALUE-BAYLET, On n’avait pas vu venir la crise. Tous les experts économiques ont été pris de court. Le Professeur Roubini, Professeur à l’Université de New York, et ancien conseiller à la Maison Blanche sous Clinton fut le seul, à ma connaissance, à avoir anticipé la crise en 2006. D’où son nom : « Docteur Doom » , "mauvais présage" en anglais, du fait de ses prévisions pessimistes. Aujourd’hui, de très nombreuses banques sont en faillite... et la récession reconnue n’arrangera rien. Les régulateurs doivent agir vite... détecter et trier les bonnes banques des mauvaises... et celles qui sont insolvables. Ce fut un des objets de la réunion du récent G20, consacré à une refonte du Capitalisme Mondial. Plusieurs pistes se font jour, à cet égard. Devrait-on prévoir une nationalisation temporaire des banques ? Quelque chose comme une «administration judiciaire» ou une forme de copropriété ? L’Etat devrait-il racheter certaines banques, les assainir, et les revendre, le ménage fait ?... à l’exemple de la Suède en 1990 . Alors que dans le même temps, au Japon, l’Etat a laissé vivre les banques « ombies». Est-ce à dire qu’on assiste à la faillite du capitalisme?... Peut être... mais que propose t-on réellement ? Pour paraphraser Churchill, je dirai que le capitalisme est le pire des systèmes, à l’exception des autres... A mon sens, il n’y a pas d’alternative possible au capitalisme... seule une régulation stricte et rapide s’impose. Le G20 offre un espoir de sortie de crise... mais de grâce, ne passons pas trop de temps à réfléchir à la nouvelle architecture du système. « Le corps est malade », il réclame des soins rapidement, c’est pourquoi nous devons persister dans la voie des réformes voulues par le Président de la République, initiateur du sommet de G20.
La rémunération des dirigeants d’entreprise
Posté par Politique Les Progressistes
Publié le: 24-03-2009
Mise à jour: 29-08-2009
Par Véronique Bensaid, Après les stocks options octroyés hier aux 4 principaux dirigeants de la Société Générale, l’indemnité de départ au PDG de l’équipementier automobile Valéo aujourd’hui, qu’apprendrons-nous demain ? Qu’il est peut-être temps de moraliser le capitalisme et de poser sereinement la question de la rémunération des dirigeants d’entreprise autrement que par de bonnes paroles ou un code éthique qui n’est jamais respecté. Ne pas remettre en cause la rémunération du risque ne signifie pas l’immobilisme devant l’indécence. Force est de constater que les nombreux dispositifs législatifs déjà votés restent insuffisants. La loi de finances 2009 a plafonné le montant des parachutes dorés déductibles du bénéfice imposable à 200.000 euros, la loi sur le revenu du travail a subordonné l’attribution de stocks options aux dirigeants à la mise en œuvre de dispositif d’intéressement ou de participation volontaire ou dérogatoire. Il ne s’agit plus aujourd’hui d’inciter les dirigeants d’entreprise qui licencient ou qui ont recours aux aides de l’Etat à renoncer à leur bonus sous quelque forme que ce soit, il est peut-être temps de les obliger, par la loi, à avoir un comportement responsable et même, pourquoi pas, exemplaire.
Et si la relance venait des start-up et des PME ?
Posté par Politique Les Progressistes
Publié le: 18-01-2009
Mise à jour: 29-08-2009
Par Philippe VANNIER, Le Plan de Relance gouvernemental français, sous la tutelle du Ministre de la Relance économique, M.Patrick Devedjian, a pour objectif de redynamiser l'économie française dans un esprit novateur, car le carcan de l'habitude a stratifié les processus de décisions. Il s'agit, pour réaliser ledit objectif, de renouveler le mode d'emploi de la participation de l'Etat à la croissance économique par une action forte et innovante. La question clef réside dans le souci de relancer les investissements dans le but de mettre en place sur le territoire national une stratégie où le retour sur investissements puisse se traduire par la création d'emplois et par l'essor industriel, contribuant de facto à la relance de la consommation, nationale. Pour conduire un programme d'investissements important, les gouvernements précédents ont eu, jusqu'alors, recours à des déblocages de budgets qui se sont traduits par de spectaculaires commandes auprès de très gros industriels français. Pourtant, les contraintes pesant sur ces «champions nationaux» sont fortes. Celles-ci portent moins sur l'innovation et l'emploi en France que sur l'achat de parts de marchés à l'international pour y gagner une légitimité. Malheureusement, pour pouvoir acheter ces parts de marchés à l'étranger, ces groupes sont contraints d'accepter des obligations de compensations locales coercitives, qui ne servent ni l'emploi, ni l'économie directe nationale. Ceci se vérifie à travers les données économiques de ces grandes entreprises. Ainsi, au cours des trois dernières années, le chiffre d'affaire des quatre «champions nationaux» de la Défense, Alcatel, Thales, EADS et Safran, a augmenté d'environ10%. En revanche, sur la même période, les effectifs que ces groupes emploient ont considérablement fondu. Parallèlement, l'achat de prestations ou d'équipements étrangers a sensiblement augmenté. Les champions du CAC 40 n'ont pas la mentalité des start up et orientent leurs recherches en fonction de leur rôle d'ensembliers et de prestataires de services d'ensembles «clefs en main», qui nécessitent plus d'adaptation locale que de création. Réserver une part des budgets au bénéfice des vraies start up (reconnues, travaillant déjà pour la DGA ou toute autre société d'Etat) pourrait nous permettre de rivaliser avec les Américains et les Israéliens dans le domaine de l'innovation technologique. C'est ainsi que ces grands groupes sont devenus de plus en plus des ensembliers au détriment de la R&D conduite en France, et ce malgré des engagements nationaux qui n'ont jamais été aussi élevés. On peut raisonnablement penser que tout investissement de l'Etat au travers de cette filière se traduise, en France, par un retour sur investissements fort limité, de l'ordre de 20%. A l'inverse, on observe au sein des PME (<50M d'euros) et des entreprises de taille intermédiaire, les ETI, (de 50 à 200 M) une corrélation directe entre croissance du CA et effectifs. Elles constituent un formidable moteur de croissance salariale. En effet, ces entreprises n'ont pas les contraintes de segments de marchés et de retour géographique imposées aux grands groupes et peuvent donc se consacrer à l'innovation en maintenant leurs activités de R&D dans leur pays d'origine. D'ailleurs, dans tous les pays, et en particulier aux USA et en Israël, on constate qu'elles sont les sociétés les plus novatrices, et qu'elles développent parallèlement un chiffre d'affaires à l'export en forte évolution, associé à des effectifs en forte hausse. L'efficacité de cette politique de soutien national aux ETI innovantes se mesure aussi en comparant le nombre de brevets déposés par les sociétés israéliennes ou américaines à celui des sociétés françaises. Une comparaison édifiante. Le recours à l'investissement massif sur de grands programmes innovants à travers les PME et les ETI créerait un retour sur l'emploi, sur l'innovation et donc un effet très positif sur la relance économique dans notre pays. Tout en participant activement au plan de relance, il s'agit donc, simultanément, de viser à moyen terme trois objectifs : - réaliser des avancées technologiques majeures pour l'économie nationale - dynamiser le secteur industriel le plus créateur d'emplois - contribuer à un profond changement de culture, valorisant la créativité et l'esprit d'entreprise...
Pas la faute du marché.
Posté par Politique Les Progressistes
Publié le: 22-10-2008
Mise à jour: 29-08-2009
Par Corinne MELLUL, L’effondrement des marchés financiers et les secousses telluriques qui ébranlent le système bancaire ont redonné vie au débat idéologique séculaire qui porte sur le meilleur modèle économique. Fin du capitalisme ? Preuve ultime de l’échec du mode d’enrichissement qu’il propose ? Ou au moins, défaite du libéralisme ? Démonstration de l’incapacité des marchés à s’autoréguler pour produire le bien commun optimal ? Tous ces arguments ont été entendus au cours des semaines écoulées, non seulement en Europe, ce qui n’étonne pas, mais, de façon plus inattendue, aussi aux États-Unis. Démonstration de l’incapacité des marchés à s’autoréguler pour produire le bien commun optimal ? Tous ces arguments ont été entendus au cours des semaines écoulées, non seulement en Europe, ce qui n’étonne pas, mais, de façon plus inattendue, aussi aux États-Unis. On a plus rarement posé la question de ce qu’exprime une telle crise par rapport à une idéologie de centre gauche. On peut évidemment exclure la pertinence d’une discussion sur le retour possible à un modèle marxiste : sur ce point le consensus est quasi-total. Mais on ne peut pas faire l’économie d’une réflexion sur ce que doit être une réponse progressiste à ce phénomène d’un marché libre produisant faillites et catastrophes telles qu’elles forcent l’État à injecter dans le système financier des centaines de milliards de dollars, d’euros ou de livres sterling. Les mouvements de centre-gauche se seraient-ils trompés en épousant sereinement les principes de l’économie de marché, en inscrivant leur souci de garantir de la solidarité pour les plus faibles dans une logique de concurrence et de compétitivité désinhibée, reposant sur la volonté de gagner ? L’œil du cyclone se trouve certes aux États-Unis, et les deux administrations Bush, dans leur intégralité, ont incarné ce qu’il y a de plus distant du progressisme. Mais il ne faut pas ignorer le fait que le pays le plus - et le premier - touché en Europe a été la Grande-Bretagne, bastion depuis 1997 d’un réformisme de centre gauche qui a pleinement usé de la dérégulation et des forces du marché pour générer une croissance économique enviée dans tout le continent. La question la plus pertinente est sans doute celle-ci : si cette crise financière est un test, qu’est-ce qui a été ainsi mis à l’épreuve ? Est-ce la validité systémique de l’économie de marché, ou est-ce le fonctionnement de marchés financiers dans lesquels des régulations déjà insuffisantes étaient de surcroît mal appliquées ? La réponse nous est donnée par les places boursières elles-mêmes. Leur chute vertigineuse n’a de fait cessé que sous le double effet de l’annonce des plans de sauvetage massifs par la puissance publique et de la formulation d’une promesse qu’à l’avenir des régulations plus strictes seraient mises en œuvre de façon plus rigoureuse. On voit donc bien que ce n’est pas la libéralisation des économies qui constitue le thème principal de cette crise. Les bienfaits que produisent les marchés libres depuis plusieurs décennies sont tangibles, et dans le monde contemporain ce phénomène n’est nulle part plus manifeste que dans les pays émergents. La libéralisation des marchés a permis d’y extraire des centaines de millions de personnes de la pauvreté, notamment en flexibilisant les marchés du travail, ce qui a généré de la création d’emplois et de la croissance. Historiquement, aucune économie reposant sur un lourd interventionnisme et un secteur public très étendu n’a pu rivaliser avec de tels résultats. Le thème de cette crise est donc plutôt le rôle de l’État comme gardien et protecteur contre les abus, les excès possibles du système. Or la pensée progressiste proclame la nécessité que cette fonction soit exercée par l’État. On peut voir un dogme de même nature dans l’importance qu’accordent les gouvernements de centre gauche à la protection sociale, à des politiques qui, tout en accompagnant les citoyens vers la prise de responsabilité individuelle dans une économie libre, leur garantissent les moyens de la survie lorsque les forces du marché jouent en leur défaveur. Certes il n’y a pas eu, même en Grande-Bretagne, volonté politique de réguler le fonctionnement des marchés financiers avec cette même intention de sauvegarde et de protection. Mais que ce manquement-là ait mené à la situation d’aujourd’hui sert en définitive à démontrer que c’est bien le progressisme qui détient la formule à même de répondre aux défis des économies - ouvertes et mondialisées - contemporaines : liberté des marchés génératrice de prospérité, tempérée là où il le faut par une action publique visant à protéger les plus vulnérables contre les ratages du système et leurs conséquences parfois féroces.
Un pilote dans l’avion
Posté par Politique Les Progressistes
Publié le: 21-10-2008
Mise à jour: 29-08-2009
Par Gilles Norroy, C’est dans l’épreuve que l’on distingue les hommes d’Etat. Nicolas Sarkozy vient de démontrer cette qualité à deux titres : en tant que Président de la République et en tant que Président de l’Union Européenne. On peut retenir de son action, l’esprit de décision, l’énergie, la vitesse d’exécution, l’imagination et surtout le sens de la coopération dans les mesures qu’il a su faire adopter en France et en Europe, pour faire face à la crise financière mondiale. Cela n’allait pas de soi de rassembler les Etats européens dans la recherche d’une solution commune, de surmonter notamment la frilosité allemande, encore moins de faire adopter par le Président américain, dans le vide politique qui règne avant les élections, une décision de convoquer un sommet mondial. Garantir les dépôts des particuliers, recapitaliser les banques les plus fragiles, assurer la liquidité interbancaire sont autant de bonnes décisions pour faire face à la crise financière. Relancer l’économie en injectant plus de 20 milliards d’euros dans les P.M.E, le bâtiment, par un programme de 30 000 logements sont des décisions importantes pour lutter contre les menaces de récession. Ces mesures seront-elles suffisantes pour faire face à la crise ? Il est encore trop tôt pour le dire et le Président lui-même dans son discours devant le parlement Canadien souligne qu’il faut aller plus loin, à l’échelon mondial cette fois pour mettre en œuvre les régulations nouvelles de l’économie internationale que seul peut décider un nouveau Bretton-Woods. Cette action du Président de la République est saluée par la quasi totalité de la classe politique européenne. Tous les pays européens qu’ils soient d’inspiration social-démocrate, comme l’Espagne ou la Grande-Bretagne, ou libérale ont d’ailleurs pris des mesures similaires. Il est dommage qu’en France une unanimité de la classe politique n’ait pu être obtenue à la différence de pays comme l’Espagne, pour ne citer que cet exemple, où l’opposition a soutenu les mesures du Premier Ministre socialiste Zapatero. Le Parti Socialiste a donné l’impression de regarder la crise financière en faisant la tête d’une poule qui trouve un couteau. Le souhait de quelques uns de repousser le congrès prévu à Reims en Novembre, l’absence de contre-propositions traduisent bien cette panique devant les choix politiques à faire pour défendre l’économie française. Voilà une raison de plus de dire que notre choix de 2007 était le bon : même si les turbulences sont encore fortes il est rassurant de savoir qu’il y a un pilote dans l’avion.
TVA, pouvoir d’achat etc.: deux problèmes majeurs de politique économique
Posté par Politique Les Progressistes
Publié le: 17-01-2008
Mise à jour: 29-08-2009
Par Jean-Pierre DALOZ, Les deux choses sont liées. Elles sont au coeur de l’avenir économique pays. Il faudra bien (du moins on l’espère) que le pays le comprenne, les enjeux, droite ou gauche, peu importe en l’occurrence. En ce qui touche le pouvoir d’achat, le problème le concernant n’est pas forcément celui que l’on décrit couramment. En ce qui concerne la TVA : il n’y a pas beaucoup de marge de choix, rationnellement parlant. Il faut déplacer progressivement, mais de manière constante, les masses fiscales de la production vers la consommation. Quitte à moduler l’affaire pour tenir compte, là aussi, des aspects touchant à la répartition sociale de ce mouvement et ne pas mettre en risque la cohésion sociale dans le pays. 1 ) Le pouvoir d’achat. A / Au risque de scandaliser : il n’y a pas de problème au niveau global. Le PA global est déjà trop élevé. En témoigne notre déficit des finances nationales et vis à vis de l’extérieur. S’il y a problème, c’est donc celui de maîtriser ce pouvoir d’achat et non de l’accroître. Cela peut paraître iconoclaste, mais c’est incontournable. Depuis des lustres on a persuadé les français qu’il fallait consommer de plus en plus pour augmenter les richesses et assurer l’emploi. Ce fut une immense tromperie, d’autant plus facile à mettre en place qu’elle avait une consonance agréable. Ce fut aussi un échec, si on considère la situation actuelle. Sur le plan de la « science » économique, ce fut une trahison du message « keynésien » à qui on faisait dire que la « consommation tire la croissance ». C’est faux. Ce sont les investissements qui tirent la croissance et (ou) l’excédent des exportations sur les importations. Ce faisant, on a donné de l’économie l’image d’un « pays de cocagne »… à long terme suicidaire. Nous sommes au point où il faut dissiper le mirage et sortir de cette aberration. Mais il est évidemment délicat de déclarer que le « roi est nu ». B / Il demeure, à l’inverse, un problème de répartition de PA d’une catégorie sociale à une autre. Les bas revenus et le chômage font qu’une partie de la population souffre anormalement. Il y a sans doute à apporter des réponses ciblées à ce point. On en voit deux au moins (sans doute y en a-t-il d’autres): apporter réponse aux questions du logement, devenu très cher. Pour cela, il n‘y a qu’une réponse correcte : augmenter le parc offert ; à court terme en « raclant » les fonds de tiroirs, à plus long terme en construisant massivement (cela serait, de plus, un investissement salutaire au plan macro-économique). L’autre réponse, plus peut-être sur un plan symbolique que significative sur le plan des masses financières concernées concerne les rémunérations élevées, injustifiées, économiquement parlant , de certains hauts dirigeants d’entreprises. Ceci ne peut se faire par une politique contraignante, sans doute, mais par une recherche de consensus « citoyen ». Est-ce concevable ? Après tout, les symboles sont des instruments politiques aussi puissants que les leviers fiscaux eux-mêmes. Evidemment, la toile de fond de tout cela reste l’état de l’emploi : on s’y attaquera d’autant plus efficacement qu’on favorisera l’investissement et la production. 2 ) L’instrument fiscal A / On retrouve ici la question de la TVA « sociale (?) ». Si on concède qu’il faut favoriser l’investissement et la production, et non la consommation intérieure (au moins sur plusieurs années de transition), il est évident qu’il faut déplacer le centre de gravité du système fiscal et para-fiscal: peser moins sur le travail, la production et l’investissement, et plus sur la consommation. Cela justifie pleinement l’idée de réduire les impôts et autres prélèvements sur le travail. Cela revient à réduire le « coin » entre les revenus du travail perçus et le coût de ce dernier pour les entreprises. Une telle réduction est une garantie de plus grande « efficience » (transformable en compétitivité par ex.). A l’inverse, un « coin » tel que celui qui existe aujourd’hui apparaît comme une « monstruosité » économique. C’est donc la consommation qui doit davantage prendre en charge le fardeau. Cela n’est rien d’autre que la reconnaissance de l’utilité d’un « impôt sur la dépense », telle qu’elle a été démontrée il y a près de 50 ans déjà sans écho politique significatif, car allant contre la vulgate de la consommation dénoncée plus haut. B / Une telle proposition soulève même des tempêtes de protestations, notamment dans les milieux qui s’affirment de « gauche ». A tort. Car, d’une part, la TVA pèse aussi sur la consommation des « riches ». On eut aisément parier que leur consommation est supérieure à celle des plus défavorisés ! Même à taux unique donné, l’impôt serait alors supporté par la population à fort pouvoir d’achat. D’autre part, les taux de TVA peuvent constituer un instrument souple, simple, donc efficace, en étant modulé selon la vision que l’on a de la répartition sociale de l‘effort à fournir : selon la nature des produits de consommation, peut-être aussi selon un critère géographique (instrument de développement régionalisation si on le souhaite). Ces divers éléments de réflexion sont évidemment, de « l’explosif », compte tenu de la toute puissance des idées reçues. Mais on voit mal, d’un point de vue d’économiste « honnête », comment on pourrait les discréditer. D’un point de vue politique, l’affaire est différente : il s’agirait de gérer une véritable « transition », d’intensité comparable à celle que les pays d’Europe centrale et orientale on pu connaître dans les années «1990». Et on sait que les phases de transition sont les plus dures à vivre, même si elles sont inévitables.
A propos de la prétendue baisse du pouvoir d'achat.
Posté par Politique Les Progressistes
Publié le: 08-01-2008
Mise à jour: 29-08-2009
Par Marc d' HERE, A propos de la prétendue baisse du pouvoir d'achat. Il n’y a pas d’apparition d’un grave problème de pouvoir d’achat en France aujourd’hui. Certes, on a pu constater une hausse de certains produits comme l’essence, et cela peut créer des difficultés à certaines familles, mais il est inexact de prétendre que l’on constaterait depuis quelque mois une aggravation générale dans ce domaine. Il est vrai que ce thème de la baisse généralisée du pouvoir d’achat, lancé par l’opposition et donc repris avec délectation par les médias, ne peut que trouver un écho dans l’opinion: chacun est prêt à penser et à affirmer qu’il ne gagne pas assez et qu’il souhaiterait pouvoir consommer plus…Et les sondages s’alignent, dans lesquels les Français, sur la suggestion des sondeurs, s’affirment victimes d’une baisse générale, importante et récente de leur pouvoir d’achat ! Cela correspond à une déformation ou une exagération de la réalité. . Ce qui est vrai c’est que globalement, depuis quelques années, le pouvoir d’achat a subi une certaine stagnation en France, notamment du fait de l’instauration des 35 heures (les entreprises voulant rattraper sur les salaires les coûts supplémentaires provoqués par la réduction du temps de travail) et d’une croissance en panne. Cette question est ancienne, elle a été relevée pendant la campagne électorale par Nicolas Sarkozy (et non par la gauche qui sachant bien quelle était sa responsabilité en la matière, n’a fait qu’emboîter le pas), mais elle ne s’est globalement pas aggravée depuis un an. Au contraire même, les chiffres font état d’une nette amélioration du pouvoir d’achat pour l’année dernière. Angle complémentaire d’attaque de l’opposition, et donc des médias, sur ce thème : cette perte de pouvoir d’achat est la preuve que Sarkozy, qui s’était présenté comme le candidat du pouvoir d’achat, ne tient pas ses promesses et a échoué! Il faut sur ce point aussi adopter une attitude plus sereine. En rappelant pendant la campagne présidentielle que les Français souffraient depuis plusieurs années d’une stagnation du pouvoir d’achat Nicolas Sarkozy a effectivement promis d’y remédier principalement en appliquant le principe « travailler plus pour gagner plus » et en favorisant la croissance. Il n’a jamais dit qu’il règlerait cette question en 6 mois et jamais prétendu qu’il distribuerait tout à coup un pouvoir d’achat supplémentaire à tout le monde. Depuis son élection, il a, en application de ses promesses de campagne, développé une politique qui va dans le sens de cette augmentation du pouvoir d’achat et qui commence à porter ses fruits : C’est le paquet fiscal voté cet été et dont l’essentiel ne concerne pas les privilégiés (comme le répète à l’envi les socialistes et le Modem), mais doit profiter principalement aux ouvriers et employés : défiscalisation des heures supplémentaires et augmentation de leur taux (dès le mois d’octobre, premier mois concerné, 40% des entreprises de plus de 20 salariés en ont fait profiter leurs salariés, les fonctionnaires en bénéficient aussi), défiscalisation d’une partie des intérêts d’achat de sa résidence… C’est la baisse continue du chômage et la création d’emplois qui ont permis à une centaine de milliers de personnes de retrouver un travail depuis l’été dernier et donc d’accroître leur pouvoir d’achat. Et la tendance devrait se poursuivre. Dans le même sens c’est le RSA de Martin Hirsh, facilitant la reprise d’emploi des RMIstes qui est expérimenté. Ce sont les facilités données aux entreprises qui ne le faisaient pas, de verser une prime de fin d’année. Ce sont les nouvelles mesures annoncées pour accroître l’intéressement et la participation y compris pour les entreprises de moins de 50 salariés, et l’engagement de lier les limitations de charges pour les entreprises à leur action en faveur du pouvoir d’achat. Ce sont les négociations entreprises avec les fonctionnaires pour des augmentations ciblées et pour favoriser le rattrapage de ceux (très minoritaires) qui ont vu leur pouvoir d’achat baisser ces dernières années. C’est ce qui est fait pour développer la croissance, qui atteindra sans doute 2% cette année (1,9% en provisoire et vraisemblablement 2% en définitif), malgré la crise financière et les grèves de novembre, contredisant ainsi les affirmations du PS et des médias… C’est enfin ce qui est fait avec la loi Chatel pour limiter l’inflation et permettre aux grandes surfaces de baisser leurs prix, ce qui est une autre piste pour augmenter le pouvoir d’achat. Les choses il est vrai ne sont pas faciles mais les résultats, dans la lutte pour le pouvoir d’achat, seront sans doute davantage visibles d’ici plusieurs mois, même si l’on sait que dans ce domaine il est difficile de convaincre totalement. On a toujours le sentiment qu’on ne gagne pas assez ! Rien n’empêchera l’opposition de continuer à nier les progrès réalisés et de répéter aux Français qu’ils pourront gagner plus –en travaillant moins- s’ils portent les socialistes et leurs alliés au pouvoir… Sera-t-elle entendue ? Rien ne permet, heureusement, de le penser.
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